Newsgame : Sarkometre, Obama ou Sarko qui a la plus grosse tête?

Les newsgames

Le User Generated Content ou plutôt le User Generated Game s’étend de plus en plus. Les développeurs de jeux, internautes, armés de leur imagination folle et de leur maitrise exceptionnelle de l’art video-ludique nous offre toujours plus de plaisir. Le casual gaming nous régale sans cesse de gameplay addictifs et uniques, de graphismes étonnants et d’ambiances saisissantes. Le jeu vidéo online est un moyen efficace de se détendre mais de plus en plus le jeu devient un véritable mode d’expression d’opinion.

Nous connaissons les mécanismes de sensibilisation des seriousgames, les mécanismes de promotion des advergames, les mécanismes communautaires des socialgames mais nous connaissons moins les mécanismes d’expression d’opinion des newsgames (terme sorti de mon esprit). En effet ces types de jeux sont plus en marges car très récents mais ceux-ci commencent à se faire une place dans l’univers vidéo-ludique du web.
On se rappelle tous de la chaussure et de bush. Les auteurs avaient fait preuve d’une réactivité impressionnante (sortie 24h après les faits) et d’un humour sarcastique au poil. Je ne vous les citerai pas tous mais il y en a beaucoup d’autres. Plus récemment, votre serviteur advergame/virtuadz a développé le hadopi game.
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La règle d’or pour ce type de jeu est d’être réactif mais aussi de mettre en scène une opinion. L’humour sarcastique et l’ironie sont les modes d’expression les plus souvent utilisés car les plus appréciés.
Pour les joueurs

Pascal Haumont, ingénieur en informatique a New York et spécialiste du one-man show d’imitation (sur Paris) est à l’origine des trois newsgames que je vous présente plus en détail. Ceux-ci illustrent bien le concept. Féru d’actualité et de politique Pascal constate, il y a plus d’un an a quel point le discours de Nicolas Sarkozy repose sur des astuces de langage. C’est ainsi qu’il a eu “l’idée de mettre en action quelques unes de ses compétences (le développement informatique, l’imitation et le dessin) afin de réaliser quelque chose d’inédit : un jeu flash combinant l’imitation et la caricature politique, le Sarkopipo“.
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Le principe du jeu consiste a choisir une mise en scène puis à sélectionner des bouts de phrases. Le résultat est un Sarkozy caricaturé qui nous fournira une “explication bidon” assez fun. Ce jeu inspiré des questionnaires que l’on trouve sur facebook, est un moyen pertinent pour diffuser son opinion sur un fait (politique ou non). Le flash permet de développer très rapidement un tel jeu et ainsi d’être réactif. De plus le plugin fourni une liberté créative très large. Un tel procédé est donc propice à créer un buzz autour d’une plateforme, du créateur ou encore de l’opinion de la personne.

Plus tard le Segopipo voit le jour. Basé sur le même principe mais pour Ségolène Royal, il a malheureusement eu moins de succès. Cela peut s’expliquer par le moment de son apparition qui n’était pas optimal, ou simplement par la notoriété du personnage moins grande que son confrère.

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Aujourd’hui fort de son expérience passée sur les newsgame, Pascal réitère l’expérience avec la caricature de Nicolas Sarkozy avec SarkoMetre. Son constat est qu’il existe de la jalousie entre notre président et Obama. Le contexte est le débarquement d’Obama en Normandie le 6 juin. Le principe est de se jouer de la taille du président de la république française par rapport à celle du président des USA.
Le jeu s’apparente à un yeti sport dans lequel nous devrons aider Nicolas à sauter haut dessus de la tête de Barack. Cela se passe en deux temps, rebondir une première fois sur le pied d’Obama puis se faire tirer dans un second temps par Carla Bruny.
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Pour les marketeurs

Un gameplay type yeti sport à savoir en deux temps avec un challenge à la clé (faire un highscore) rend un jeu particulièrement addictif. Le joueur est donc tenté de recommencer plusieurs fois pour arriver à ses fins (battre son propre score). Mêlé à un jeu concours au gain motivant, un tel jeu voit sa durée de vie décuplée et ainsi permet d’exposer plus longtemps le joueur au message émit. Dans le cas présent le message est politique et fait directement référence à l’actualité.
Les newsgames du type ont un fort potentiel viral lorsqu’ils traitent d’un sujet qui anime les discutions des communautés. Enfin pour démarrer le buzz un partenariat a été passé entre jeuxgratuits.net et l’auteur du jeu. Ce sponsoring basé sur le concept des grands armorgames.com et crazymonkey.com est rare en france. Il constite à un échange de visibilité et permet au jeu d’atteindre rapidemment une cible de gamers influent.
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4 commentaires sur “Newsgame : Sarkometre, Obama ou Sarko qui a la plus grosse tête?”

  1. CHRis HEDE dit :

    <>… est-ce une note d’humour ?

  2. CHRis HEDE dit :

    “Ce sponsoring basé sur le concept des grands armorgames.com et crazymonkey.com est rare en france.”… la citation était mal passé, désolé.

  3. Gabriel dit :

    Je suis pourtant d’accord avec Grégoire
    Il manque en France d’un grand partenariat avec les développeurs de jeux flash et les plates formes de jeux gratuits.
    Aujourd’hui, la mise en ligne de jeux est trop laborieuse et amateur. IL y a en plus beaucoup de barrière à l’entrée pour avoir sa production en home page d’un de ces sites.
    L’idée est véritablement de construire une chaine de valeur. Nous sommes par exemple aujourd’hui en mesure de réaliser un partage de revenu un peu à la manière d’un système d’affiliation mais le problème est que les acteurs sont difficiles à identifier et qu’il n’est pas toujours simples de les convaincre de la pertinence d’un tel partenariat

  4. plehoux dit :

    En fait, je dois préciser qu’il ne s’agit pas que d’une échange de visibilité (pour sarkometre). Jeuxgratuits.net a accordé un certain montant d’argent à Pascal.

    Le problème avec la filière francophone , c’est que dès que les jeux sont d’une certaines qualités; les développeurs français vont chercher des sponsorchips plus avantageux sur le marché américain.

    Et les portails américains demandent l’exclusivité mondiale et n’offrent souvent pas les jeux en français.

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