Social & Casual Gaming, les impostures

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Les modes sur Internet, c’est terrible… Ca pousse même des personnalités à créer tout et n’importe quoi sans se soucier du réel potentiel du marché et des risques encourus. Je ne l’ai pas vécu mais c’était la folie internet des années 2000, puis la sauce 2.0 participative en 2007 et maintenant le tsunami du social gaming avec le rachat de Playfish, les levées pharaoniques de Zynga et le pullulement des sociétés éditrices…

Et puis tout ça, ça fait du boucan, ça fait du monde qui du jour au lendemain se voit éditeur de jeux sociaux sans se poser la question une seconde du potentiel réel de ce marché, des risques encourus et de ses codes. Je préconise d’être très prudent avant de se lancer dans cette aventure avant de se dire créateur de jeux. Un peu comme toujours il y aura beaucoup de participants, très peu d’élus et encore moins de sociétés pérennes.

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Farmville, PetSociety, Paf le chien… On appelle ça du social gaming. Des “jeux-vidéo” au sein desquels le joueur en plus de bénéficier d’une expérience engageante et addictive doit faire participer ses amis pour améliorer son score et accélérer son évolution.

Mais où est l’engagement qui pourtant est la base la plus évidente du jeu vidéo ? Pour les professionnels du jeu vidéo, c’est un formidable bond en arrière qui ne fait pas que des heureux (I fuck casual gaming). Si l’on joue ne serait ce qu’un tout petit peu sur les jeux sociaux à succès de Facebook, on se rend rapidement compte de la pauvreté en terme de Gameplay de ses jeux qui, il faut bien le dire, ne sont pas bien immersifs :

1. icon Pillow Fight
2. icon PetVille
3. icon MindJolt Games
4. icon Tarjetitas
5. icon Country Life
6. icon Jungle Jewels
8. icon Bubble Popp

Il n’y a que notre phénomène national Paf le Chien (cocorico) qui peut réellement se targuer d’être un véritable jeu. Un casual game dont le scénario est tangible, la référence à un univers manifeste, et un gameplay, certes sommaire, mais qui a le mérite d’exister. Dites moi sincérement où vous voyez du gameplay chez Farmville ? Avez vous vu de l’engagement chez Pillow Fight ?? Tu pointes… Tu cliques… Tu pointes… Tu cliques… Tu cliques… Tu fermes une pop up… Tu cliques… Dieu ce que c’est amusant !

Donc première leçon, pour faire un bon casual game c’est d’oublier immédiatement le mot Game. un Farmville c’est un jeu plat Php, amélioré. Une sorte de gestion animée d’une base de données de carottes et d’artichauts avec un engagement nul de la part du joueur.

Et pourtant y’a des idées y’a du potentiel dans le jeu social un peu engageant. Quand Playfish se risque au fun, avec une version ultra simplifiée de Worms (Crazy Planets) il dépasse tout de même les 2,819,653 de joueurs actifs par mois. A croire qu’il y a du potentiel dans le jeu social. Le jeu, le vrai.

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Cet engagement manque terriblement à ces applications qui pourtant auraient le mérite de plonger les joueurs dans des univers plus fournis, moins plan plan. Et je ne dis pas ça pour le plaisir d’un joueur un peu frustré par des créations bidons mais pour le potentiel business de tels modèles.

A croire les chiffres annoncés par les grands éditeurs de social games, 95% de leur Chiffres d’Affaires est généré par 1% de leur population de joueurs via les achats de biens virtuels. Ce chiffre s’est d’autant plus accentué depuis le scandale de Techcrunch face aux pratiques très limites de ces plates-formes qui poussaient un peu trop aux inscriptions forcées et autres affiliations pas tout à fait nettes… Donc comment faire pour pousser ce nombre limité de joueurs à acheter des bonus pour améliorer leur expérience si ce n’est en les immergeant toujours plus dans un univers créatifs et immersifs, en les divertissant plus encore ? C’est via ce modèle de jeux engageants et immersifs que les applications de jeux sociaux vont prendre un second souffle et pourquoi pas monétiser pas mal de réseaux en mal de sources de revenus réellement rentables.

Ma conclusion est nette. A quand le premier Counter Strike sur Facebook ? Je veux pouvoir jouer à PES d’un simple clic avec un ami à l’autre bout de la planète et débourser quelques dollars pour m’acheter un ballon plus joli ou des gants Nike à mon Goal. Facebook devient une console de jeu, je l’espère de jeux de qualité, plus fournis parce que c’est dans l’intérêt des éditeurs qui monétiseront leur création grâce à des jeux qui légitiment l’acte d’achat.

Merci à Gamebook pour la photo du carroussel
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